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lundi 30 janvier 2006

J'ai embrassé Molly avec tout le courage qui me restait dans la carcasse...

Tout d'abord merci à un ami qui m'a invité plein de gentillesse et de plein d'autres choses (il en faut pour remplir tout ça)...
Il m'a invité pour une représentation au thêatre de la gaité. Pour aller écouter Fabrice Lucchini nous raconter l'histoire de Ferdinand et son voyage au bout de la nuit. Son arrivée à New-York, sa rencontre avec Molly et leur séparation. Un déchirement que Ferdinand se refuse à éviter, convaincu du fait qu'il y a autre chose à faire et à vivre. Une heure d'émotion, à s'accrocher aux lèvres d'un homme sur scène.
Une heure de tension qui trouve son relâchement dans une seconde partie où Lucchini nous raconte sa vision du spectacle, et nous fait rire pour faire passer la pilule d'une heure d'écoute attentive. Et ce rire agit comme un révélateur, car le Lucchini est malin, il ne nous lache pas. Il nous fait baisser notre garde, parle de voitures, de Robert (le beauf qui accompagne sa femme au thêatre), écorne la droite de Chir***, critique les critiques de télérama, bref nous laisse nous reposer. On lui fait confiance, on l'écoute quand il nous rappelle ce texte qu'il vient de nous raconter. Et on commence alors à l'apprécier pleinement, le rire nous a délassés, on est bien, on est à la maison dans notre canapé, en train de rire avec un ami. On discute d'un bouquin qu'on a aimé, les passages préférés reviennent, ceux où l'on ne respirait plus de peur que ça s'arrête. Et on est bien, détendus, baignés de Céline, La Fontaine, heureux d'avoir ri et passé un si bon moment.
Et bien à ce moment là Monsieur Lucchini (le fourbe) se lève, et de sa voix si particulière, devenue douce comme pour ne pas nous sortir de l'hypnose dans laquelle il nous a plongé, nous rappelle la dernière phrase de Ferdinand quittant molly, phrase qui commence par "J'ai embrassé Molly avec tout le courage qui me restait dans la carcasse". Moment de mélancolie et de fatalité qui nous prend nus, débarrassés de notre carapace par l'alternance du rire et de la tristesse, et nous touche directement au plus profond.
Et on quitte le thêatre avec la seule idée de relire le "Voyage au bout de la nuit". Et de l'apprécier de nouveau au son de la voix de Lucchini.

mercredi 25 janvier 2006

L'air qu'ils boivent ferait éclater vos poumons.

Je viens de faire une erreur... Je viens d'écouter Brassens me chanter l'histoire de sa vie. Avec sa voix aussi tranchante que son jugement. Avec sa plume amère et lègére comme le poids de nos années de fonctionnaires qui passent. Avec cette guitare qui accompagne joyeusement le procès de notre médiocrité.
Brassens nous regarde de haut et nous chie dessus (pas d'interprétation, c'est lui qui l'écrit). Il crache sur le choix de facilité que certain d'entre nous ont fait (je dis 'nous', pas 'vous'). Il vomit sur notre capacité à l'accepter et à nous convaincre de notre bonheur. Il se moque de nos critiques et nous les retourne allourdies de son mépris. Alors oui, je sais, vous allez penser que je dois être un peu idiot ou faible pour aimer me faire insulter, mais parfois quand on est un con ça fait du bien de se l'entendre dire.
Voilà , c'était le réveil tardif d'un gars qui voit sa vie s'engager dans une direction qu'il n'a pas choisie et qui se demande comment faire dérailler le train sans casser les roues.
Pour les fans de Brassens la chanson c'est : "les oiseaux de passage". Pour les autres les paroles sont .

lundi 23 janvier 2006

Leçon de photographie

Pour ceux qui ont déjà eu l'occasion d'y aller j'ai un photoblog. On m'a fait plein de compliments dessus depuis que je l'ai créé. Et récemment j'ai mis une photo intitulée "Duo". Visiblement cette photo plaît à plein de gens. Ca c'est plutôt une bonne chose. La mauvaise chose c'est que les commentaires sont du genre : "Ah oué, celle là elle est bien" ou "elle est tellement chouette que quand je l'ai vue j'ai cru que c'était pas ton blog" (blog de l'auteur de cette douce remarque) ou "joli coup d'oeuil sur celle là ". J'en ai déduit que mes autres photos étaient moches et que les gens étaient juste polis en disant qu'elles étaient bien. Pas trés grave en soit, même gentil de leur part. C'était la première étape.
La seconde a été de me dire que quand moi je réagissais comme ça c'était quand mon ex me montrait des robes (sacs, foulards, maquillage...) que je trouvais immondes et que d'un coup au millieu de tout ces sacs à patates il y avait un bout de tissu "raisonnablement quelconque" au lieu "d'immoralement laid". Je m'extasiais alors en me roulant par terre de joie et en disant que ce machin était magnifique...
Je vais fermer mon photoblog.
Je déconne, je le fermerai pas, jamais, vous m'entendez bande de critiques de télérama ? Jamais !

mardi 17 janvier 2006

Et hop

Une nouvelle tête pour mon blog. Décidément ça change beaucoup. En tout cas celle là me plaît plus que les autres. C'est parce que c'est moi qui a pris la photo du bandeau et que je suis un maniaque égocentrique et mégalomane. J'ai pris des cailloux en photos, c'est tout de même chouette non ? Des cailloux ?
P.S : J'aime pas Gad Elmaleh.

vendredi 13 janvier 2006

Un second pour la route

Je peux pas résister. J'ai trouvé un truc terrible : un site web : celui-là . Vous uploadez votre photo et pan il vous dit à qui vous ressemblez. Moi je ressemble à Matthew Perry et ça c'est pas complétement n'importe quoi mais pas loin. Je ressemble aussi à Patricia Arquette ce qui est nettement moins n'importe quoi. J'attends vos "best matches" en commentaire.

Dégonflé !

Résurrection : j'ai plus mal et je ressemble plus à un hamster. Joie, grâce et pis Fanny. En cette époque de rois mages je vais pouvoir croquer la vie et les galettes à pleines dents (attention à la fève). Je suis tout léger et tout joyeux comme le colloc hier soir qui a eu un bon moment de joie avant de sombrer dans un bon moment de moins joie. Bref c'est chouette et ce soir c'est le WE alors que demander de plus... Un imac ?
Je vais me faire une wish-list et me déshabiller sur suicideboyz :o)...

dimanche 8 janvier 2006

Chronique d'une mort prématurée

Aujourd'hui ma dent est morte. Je ne sais pas si ça me fait de la peine ou pas. Une chose est sure ça me fait mal. Je suis allé voir mon dentiste. C'est lui qui m'a dit qu'elle était morte. J'ai eu envie de lui dire que ce n'était pas de ma faute. Mais ça lui aurait été égal. Il m'a dit que j'avais du prendre un coup. On est à l'abri de rien finalement. Et depuis ce matin je souffre. Tout à l'heure je retournerai voir un autre médecin pour qu'il me soulage.
La vie est pareille finalement. On a des soucis, elle vous fait mal et quand elle est foutue il faut vous l'arracher la vie (Boris Vian).